jeudi 28 mai 2009

Allererschtes Heimatfescht

Nous convions tout les Alsaciens et amoureux de notre région à participer ce dimanche 31 mai au tout premier Heimatfescht, fête de l'Alsace. Au Nord comme au Sud, des initiatives populaires célèbreront la Constitution alsacienne du 31 mai 1911 et les couleurs rouges et blanches, symboles de la liberté retrouvée et d'espérance de notre petit pays. Venez nombreux pour partager ou faire partager l'Alsace dans le cadre de cette fête unique en son genre.

Les initiatives Heimetfescht qui se dérouleront ce dimanche 31 mai:

Basse Alsace/Unterland

Holtzheim, 11h00: lever des couleurs alsaciennes, musique (batterie-fanfare)
Limersheim, après-midi: Stand, animation, chants
Andlau, 20h30: Montée aux flambeaux, cérémonie

Sundgau

Dannemarie, cimetière, 17h00: dépot de gerbe sur la tombe d'Eugène Ricklin
Carspach, étang de pêche, 18h30: animation musicale

dimanche 10 mai 2009

Réflexion sur...

...le mouvement "autonomiste"© alsacien canal culturel, son "humanisme rhénan"©, son amateurisme politique déconcertant et son incapacité à rassembler, à faire front pour une cause commune: (question de "valeurs", dit-on, les serviettes ne se mélangent pas aux chiffons) l'Alsace.
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S’agit-il de la 2ème ou de la 3ème liste régionalistes à se profiler dans la perspective des élections régionales, nul de sait ? En tout cas, le Bewejung fer d’Züekunft vom Elsàss - Initiative citoyenne alsacienne pour plus de démocratie - Elsässische Bürgerinitiative für Einheit in der Vielfalt lance les hostilités. ( ne conserver que les initiales, c’est plus simple : BZE-ICED-EBEV !

Tout commence, on l’aura compris par un nom des plus simple et facile à mémoriser ( dis tonton, pourquoi tu tousses ?). Ensuite, on apprend qu’officiellement, il « ne s’agit pas d’un parti ou d’un mouvement politique, mais d’une association qui se veut de rassembler des citoyens soucieux de l’avenir de l’Alsace, jugeant que la politique est une affaire trop sérieuse pour qu’elle soit gérée par les seuls « politiques » et voulant prendre leur avenir en main ». Peut-être que traduite en alsacien, cette phrase est plus claire. Sinon, il va en falloir des stammtisch pour en expliquer le contenu.

On l’aura compris, il suffit ensuite d’adhérer à “Initiative citoyenne alsacienne 2010″, une façon de dire que la structure s’inscrit dans la logique des « Freieburger » et l’on ira peut-être faire un tour à la réunion qui se tient le 14 mai prochain au « Conseil Général du 67 » ( Bas-Rhin eut été mieux, même si l’on défend la fusion. On s’étonnera là de la réunion d’une instance politique dans une instance politique, Guy Do, was denkscht daran ?).

Et finalement c’est en lisant les statuts de l’association que tout s’illumine : L’association a pour objet de réunir les personnes de toutes origines qui souhaitent œuvrer pour le développement de l’Alsace ( comme toutes les associations). Elle se donne comme mission d’être un lieu de réflexion et de proposition pour la construction d’une société juste, solidaire et démocratique, travaillant pour le bien commun dans le respect des principes de droit, de justice et de liberté ( une belle fin de phrase démocrate chrétienne mais creuse). Elle a pour vocation d’intervenir dans l’espace public, notamment en ce qui concerne les questions linguistique, culturelle, économique, environnementale et institutionnelle, et d’informer la population de leurs enjeux. Sa philosophie politique s’inscrit dans le principe de l’union dans la diversité.

Ah l’union dans la diversité : tout ce que l’on aime…Un tous ensemble contre tous les autres, sans doute emplie de bonnes volontés mais qui manque à ce jour de professionnalisme et de visibilité. Les associations qui ont mis 20 ans à constituer réseaux et équilibrer des budgets monteront-elles sur le radeau ? Qu’arrivera-t-il lorsque l’on évoquera le budget –entre 200.000 et 400.000 € pour mener une petite campagne régionale ? Quels seront les délais entre la prise d’une décision et son application concrète ? Au bout de combien de temps exigera-t-on des « autocritiques » et des « exclusions » à l’encontre de régionaliste de gauche, puis de droite jugés trop extrêmes un imprésentables en raison d’inimitiés légendaires ?

On l’aura compris, une telle initiative nécessiterait pour réussir aujourd’hui un renouvellement des hommes et non simplement l’engagement sincère d’honorables personnes - que nous respectons grandement - proches de la retraite (mais qui veulent aujourd’hui faire de la politique comme l’on fait du golf alors qu’elles n’ont rien fait quand leur situation les exposait à des enjeux plus risqués), elle nécessiterait aussi le mélange d’hommes politique de tous bords, connus pour leur compétence et leur capacité à intégrer un programme commun, elle nécessiterait aussi la fusion de toutes les intelligences et de moyens modernes. Tant de choses qui font qu’en l’état, ce groupe arrive un peu tard et fera les frais d’un bipartisme annoncé auquel rien ne survira politiquement.

mercredi 1 avril 2009

Ghjustizia pà Yvan !

Yvan Colonna

Les patriotes alsaciens savent de quoi l'Etat français est capable pour jeter l'opprobre sur les mouvements qui défendent leurs droits ethniques face au fascisme jacobin. Les patriotes alsaciens se souviennent des procès truqués de l'entre-deux-guerre qui ont valu l'incarcération d'honnêtes hommes comme Eugène Ricklin et Joseph Rossé et même jusqu'à la peine capitale pour Karl Roos, figure emblématique de la résistance alsacienne, en les accusant injustement de "complot contre l'Etat". En condamnant injustement le patriote corse Yvan Colonna à la réclusion criminelle à perpétuité, la parodie de justice inféodée à l'exécutif parisien a une nouvelle fois frappé et envoie un message clair aux provinces qui ont su conserver une âme forte: "Nous avons les moyens de vous briser!"; tout comme elle brisée le mouvement autonomiste alsacien. Face l'ignominie et au fascisme, pour le droit et la Liberté, résistance! Toujours et plus que jamais!

vendredi 20 mars 2009

Mìr welle bliwe wàs mìr sìn


Nous voulons rester ce que nous sommes... Luxembourg, petit pays mais grande fierté !

jeudi 26 février 2009

NON à la création d'une région Alsace-Lorraine !


La commission Balladur, qui planche sur la réforme des collectivités territoriales, a rendu son rapport et suggère de créer une grande région dite Alsace-Lorraine. Vous le constaterez par vous même, c'est Paris, une fois de plus, qui décide sans même consulter la population, n'écoutant que nos "responsables", présidents de régions et de départements, qui ont une haute idée de l'Alsace. Quel mépris. Pourtant, nous autres Alsaciens, nous savons où nous voulons aller, nous savons quel est le destin de notre petit pays. Ce destin est européen, tourné durablement vers l'autre rive du Rhin et non derrière les Vosges. A l'heure d'une crise économique sans précédent, à l'heure d'une redéfinition profonde des échanges et des territoires, il faut choisir, mais choisir judicieusement. Ce choix doit se porter non pas sur une Alsace-Lorraine, pondue d'un cerveau parisien et qui n'a d'historique que son nom (Elsass-Lothringen correspondait à l'Alsace et à la Moselle et étaient essentiellement germanophones), mais bien sur la région Oberrhein, dite du Rhin supérieur. Ce Rhin qui relie depuis 2 millénaires les gens des deux rives, de Bâle à Karlsruhe. Une région qui est forte de ses traditions, forte de son rayonnement culturel, forte de son économie. Faire le choix du Rhin supérieur, c'est faire le pari de l'Avenir, c'est embrasser la Liberté, c'est tendre vers l'idéal européen. Alsaciens, ne soyez pas dupes ! Paris ne fera rien pour donner plus de pouvoir à notre région. Alsaciens, prenez votre destin en main et portez haut et fort la voix de l'Alsace ! Ici et maintenant.

lundi 23 février 2009

Le Terroir alsacien menacé ?

Que serait l'Alsace sans ses vins, sa bière, sa choucroute, sa charcuterie, ses bretzels, son beckaoffa, son schnaps et son eiercognac du Val de Villé ? A vrai dire, pas grand chose. Les maisons en colombages, les noms de nos villages et notre tradition culinaire reste des liens -et malheureusement les seuls- encore vivaces qui nous rattachent encore un peu à notre identité. Or, ce terroir est menacé par l'uniformisation menée ici et là par les lobbies industriels. Petit tour d'horizon.

En Hexagonie tout d'abord où l'on apprend que certains cépages traditionnels tels le riesling pourraient être cultivés dans d'autres régions de France et cela à partir du 1er août 2009. Fermez les yeux et laissez-vous porter par vos sens. Un Gewurtz Lussac-Saint Emilion AOC accompagnant délicatement une choucroute au poulet sauce curry... hmmmm, avouez que c'est tentant et tellement exotique ! Tout autant que le Chemin des Seigneurs (ex Herrenweg) Collection Terroir pinot gris de la très chic cave de Turckheim (encore eux), qui décida dans un pur esprit marketing de franciser ses crus. On se souviendra qu'il y a deux ans la Hongrie fit interdire, par décision de la cour européenne, l'utilisation du nom tokay (qu'il soit d'Alsace ou du Frioul). Le Tokay demeure une exclusivité hongroise.

L'Europe bruxelloise, sous couvert d'une politique hygièniste drastique, met elle aussi son grain de sel en limitant le taux de... sel dans les bretzels. 15 grammes par kilo de pâte pour la recette bavaroise, c'est trop pour les technocrates. Même le boudin blanc serait sur la sellette. Trop gras, trop salé. "L'Europe c'est la liberté, laissez donc aux Bavarois leurs bretzels !" à déclaré un député bavarois. Mais que font nos députés alsaciens à Paris et à Strasbourg/Bruxelles ? De la politique Canada dry ?

Enfin, la mondialisation s'effondrant provoque des ravages et les houblonniers alsaciens en font déjà les frais. En effet, prémisses de la crise et retour au protectionnisme oblige, ils sont lâchés par leur principal client américain Anheuser-Bush (Budweiser), racheté dans la foulée par InBev, le plus gros brasseur mondial (dont le slogan est "The Best Beer Company in a Better World"). Ce ne sont pas moins de 400 hectares qui vont être tout simplement arrachés... la moitié de la production alsacienne.

Vous l'aurez compris, la réponse du berger alsacien au trucmuche mondialiste ne peut être que locale. Soutenez le tissu économique local, consommez alsacien, buvez une bière de printemps METEOR, un quart de Klevener de Heiligenstein ou une bouteille de Rouge d'Ottrott ! s'gilt !

dimanche 8 février 2009

Mr vergiss di nit !

Le 7 février 1940 à 6 heures du matin, la porte de la cellule s'ouvre sur le colonel Marcy. Le Dr. Karl Roos dormait encore, son compagnon de cellule Lobstein le réveilla. Marcy lui dit: "Courage, Roos! Votre heure est venue". "Déjà?" lui répond Dr. Karl Roos avant de répliquer: "Je proteste. Vous savez très bien, que je suis innocent". Son défenseur Berthon et l'aumononier Brandicourt l'accompagnent. On l'autorise à serrer une dernière fois la main de ses compagnons.

Devant la prison, un véhicule attend le condamné. Après environ 20 minutes de route, la voiture s'arrête. Il est 6h58. Sur le champ de tir au lieu-dit "la petite Malepierre", se dresse un poteau. Le Dr. Karl Roos prend congé du prêtre par ces mots: "Je meurs fidèle à ma foi, à ma patrie et à mes amis".

Deux soldats le conduisent au poteau. Il n'est pas autorisé à mourir debout. Les Français voulaient encore humilier le condamné innocent à l'heure de sa mort. On l'oblige à s'agenouiller et on lui attache les mains dans le dos ainsi qu'au poteau. De même, on lui bande les yeux. A neuf mètres du poteau, le peloton de douze hommes -douze Alsaciens!- prend position. On ordonne au douzième homme de viser le cœur.

"Je ne vous entends plus!" lâche le condamné. "Je suis toujours là" lui répond le prêtre. L'officier fait un geste pour que le prêtre se s'éloigne. Une seconde de silence puis s'élève une dernière fois la voix du Dr. Karl Roos par ces mots: "Jesu! dir mein Leben! Jesu! dir mein Tod!" Le sabre de l'officier s'abaisse et la salve crépite. Karl Philipp Roos n'est plus. Conformément au règlement, l'officier lui donne le coup de grâce dans la nuque.



vendredi 6 février 2009

Refuser le suicide

«Contrairement aux Juifs éparpillés dans l'exil millénaire, un million et demi d'Alsaciens vit sur son propre territoire. Quoique mis en question, leurs traditions et leur langage sont encore en usage jusqu'à un certain point. C'est un peuple vivant et ambitieux, un peu comme les Juifs. Les Alsaciens ne risquent pas grand-chose en refusant de se suicider. Mais ils ont tout à perdre en se supprimant. S'ils s'oublient en tant qu'Alsaciens, ils ne seront plus rien du tout. Choisir le néant se paie au prix fort: mépris de soi, crainte d'autrui, désespérance, et haine. Non seulement c'est horrible, mais idiot, et sans nul bénéfice pour personne.»

Claude Vigée, poète juif alsacien originaire de Bischwiller

lundi 2 février 2009

Commémoration à Turckheim: compte-rendu

Comme prévu, l'équipe d'Unsri Heimet! a répondu présente à l'appel du mouvement de jeunesse Jeune Alsace. Arrivée à 14 heures (décalage horaire oblige) devant l'obélisque de la honte, nous ne vous cacherons pas notre curiosité de voir la fameuse et tant attendue contre-manifestation organisée par les autonomistes® de l'UPAL et de Fer's Elsass. Nous n'avons pas été déçus puisque le mouvement autonomiste historique® a pu montrer toute sa capacité de rassemblement contre les "usurpateurs nationalistes français" de Jeune Alsace et d'Alsace d'abord: une dizaine de personnes pour l'UPAL (femmes et enfants compris) ainsi que 5 membres du "noyau dur" de Fer's Elsass, association d'Alsaciens il est vrai plus très jeunes qui se targue d'une centaine d'encartés et autres sympathisants ! Où étaient-ils passés, on se le demande...

Un rassemblement se voulant unitaire surtout sur un sujet aussi douloureux, les autonomistes® ont décidé de tourner ostensiblement le dos à Jeune Alsace et Alsace d'Abord, afin de marquer leur profond désaccord philosophique tant sur l'Europe que sur la taxe sur les tulipes importées du Kenya. Murés dans leurs aprioris, refusant de faire un pas vers leurs "frères alsaciens"-qui seraient à les entendre moins alsaciens qu'eux, si bien qu'on peut se demander où est passé l'humanisme rhénan et la tolérance de ces gens?14 heures passées d'un quart d'heure, la contre-manifestation tourne court, puisque, incapables de respecter l'horaire fixé, Jeune Alsace décide de tirer la première en prenant la parole. Tant pis pour les autonomistes®, leur mégaphone au placard, leur contre-manif' se résumera à une séance shooting devant le monument, pour la postérité et pour illustrer un bel article dans Vivre l'Alsace.

Les intervenants de JA et AdA se succèdent avec brio au micro, abordant la falsification de notre Histoire, le bilinguisme souvent mis à mal, un pouvoir alsacien fort, l'Europe qui reste à construire, tout ces thèmes sur lesquels il existe une véritable chape de plomb et qui sont éludés par la courageuse classe politique alsacienne. Les chants alsaciens, 's Fahnenlied et O Strassburg ont résonné un instant dans la cité du Brand. Puis une minute de silence est donnée en l'hommage des victimes alsaciennes du boucher Turenne, silence qui ne fut même pas respecté par certains Heimatrechtler, plus occupés à papoter avec les médias et répandre des contre-vérités. Armes Ländl... Pour finir, une gerbe aux couleurs de l'Alsace ainsi que des fleurs sont déposées au pied du monument. Certains ont affirmé que ce rassemblement n'était "que du folklore", nous leur rétorquons qu'eux ont été incapables de monter un mouvement de jeunesse digne de ce nom et n'ont jamais su porter intelligemment les idées qu'ils défendent, aussi sincères soient-elles. A ceux qui préfèrent le Heimatbund aux querelles d'Alamans, à ceux qui préfèrent l'établissement d'un dialogue constructif et sain à la ghettoïsation stérile puis mortelle, nous tendons une main fraternelle et nous leur donnons rendez-vous l'année prochaine, unis sous la bannière Rot un Wiss et ainsi dénoncer une nouvelle fois les crimes de guerre de Turenne, crimes qui ne sauraient être prescrits pour nous patriotes alsaciens, même 3 siècles plus tard. Treue Heimat, 's Elsass !





dimanche 25 janvier 2009

De Starn isch vo Himmel gfalle

Vaincus à domicile (en 16ème de finale de la Coupe de France) 8 à 0 par les professionnels de Toulouse, les amateurs du FC Etoile Schirrhein-Schirrhoffen auront fait vibrer le cœur de tout les Alsaciens et porté haut les couleurs de notre petit pays. Ce magnifique parcours et l'enthousiasme qu'il a généré autour de lui témoigne aussi de la vitalité du tissu associatif en Alsace. Comme quoi, avec peu de moyens et beaucoup de bravoure, on peut déplacer des montagnes. Züegab isch fer 's nächste Johr von àlli verlangt! On en reveut! Vielmols märzi!

vendredi 23 janvier 2009

Commémoration du Massacre de Turckheim

A l'initiative du mouvement Jeune Alsace, une commémoration à la mémoire des victimes du criminel de guerre Turenne aura lieu le samedi 31 janvier 2009 à Turckheim.
Rendez-vous à 15h00 devant la gare de Turckheim.
Venez nombreux!

Die Bewegung Junges Elsass ruft zur Erinnerung an die Opfer des Kriegsverbrechers Turenne auf. Eine Gedächtnisfeier wird am Samstag den 31 Januar 2009 in Türkheim stattfinden.
Treffen um 15 Uhr, vor dem türkheimer Bahnhof.
Bitte kommen Sie zahlreich!
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Plus d'infos/Mehr Infos
http://www.alsacedabord.org/IMG/pdf/Turenne_tract_2009.pdf

jeudi 15 janvier 2009

Kennel rassure

«L'Alsace ne veut pas de particularisme. Elle souhaite s'inscrire dans l'évolution institutionnelle nationale.»

Guy Dominique Kennel, président du conseil général du Bas-Rhin, sur la réforme des collectivités territoriales et la probable création d'un "Conseil d'Alsace" (DNA 15/01/09).

Que Paris se rassure, ces courageux Alsaciens ne lui feront pas l'affront d'aller quémander un peu plus de pouvoir politique et financier pour notre région! (voir notre ancien billet à ce sujet)

samedi 10 janvier 2009

Elsass frei ou Alsace libre?

Über Turenne wird es décidemment viel so viel geredet!

Elsässische Autonomisten hinterlassen ihre Spuren
(von Martin Graff, der kein Alsakon ist!)

Hin und wieder kann man die zwei Wörter an Brückenpfeilern lesen, lorsque l’on traverse l’Alsace en voiture ou à vélo. Dabei ist es mir nie sehr wohl puisque de temps à autre des néo-nazis allemands es schaffen, einen Festsaal en Alsace zu mieten, pour fêter leurs délires fascistes. Il est également arrivé que des néo-nazis alsaciens jüdische Gräber schänden. Les deux mots Elsass frei font aussitôt penser à la Seconde Guerre mondiale und an ihre verlorenen Kinder.

Korsen peuvent écrire mille fois Corse libre, keiner schiebt sie in die Ecke der Nazis. Korsen bomben sogar, pour revendiquer une autonomie, qui existe déjà, da sie Steuervergünstigungen bekommen, dont wir nur träumen. Außerdem ils n’ont pas hésité à assassiner un préfet.

Ein Elsässer, qui écrit "Elsass frei", est catalogué ohne wenn und aber dans le coin nazi. Wobei die elsässischen Autonomisten ne sont pas très méchants und sind ohne weiteres mit Regionalisten zu verwechseln.

In Turckheim steht ein Denkmal, qui a déjà fait l’objet d’une tentative de Sprengung il y a quelques années. On y lit: "A la gloire de Turenne 1611-1675. L’Alsace aux armes françaises. Victoire de Turckheim 5 Janvier 1675." Historiquement c’est totalement faux. Die Einwohner von Turckheim haben nie Turenne als Befreier empfunden. Ni d’ailleurs les Bewohner de Colmar. À l’époque war la France eine Weltmacht, qui s’est imposée par les armes un point c’est tout. Le Roi-Soleil hat uns die croissants chauds geschenkt, depuis nous avons remplacé le danke schön par merci. D’ailleurs les Allemands von heute adorent auch les croissants. La nouvelle "Histoire de l’Alsace" de Philippe Meyer, un auteur bien sage, confirme l’erreur historique. Il existe des monuments inutiles.

Anonyme Historiker haben den Text umgeschrieben. Turenne assassin / massacre de Turenne / Elsass frei / Alsace libre. Die Korrektur hielt es 15 Tage aus. Das Denkmal wurde au Kärcher geputzt und ragt wieder stramm in den elsässischen Himmel.

"Elsass frei oder Alsace libre? Alles Blödsinn! Alsace européenne et démocratique! Basta Amen!", kommentiert Oma Caroline, die sich ans Klavier setzt et chante "Oh Tannenbaum" auf deutsch.

À plus.

Quelle/Source:http://www.badische-zeitung.de/meinung/kolumnen/elsass-frei-ou-alsace-libre--8749431.html

mardi 6 janvier 2009

L'insulte faite au peuple alsacien à Turckheim





Si vous ne savez pas ce dont il est question, si vous ignorer les crimes commis par la soldatesque française en Alsace, veuillez vous reporter à l'article ci-dessous:
http://unsri-heimet.blogspot.com/2008/01/trkheim-ville-martyre-de-la-guerre-de.html

Aucun crime de sang ne saurait être glorifié de la sorte et l'Histoire encore moins falsifiée. C'est pourquoi, chaque année, rendons hommage aux victimes alsaciennes du boucher de Turckheim !

jeudi 25 décembre 2008

A tous nos lecteurs

Mr wensche ejch e scheeni Winàchtzit...

...un e güete Rutsch ins Nejjohr!

mercredi 24 décembre 2008

Der Hanstrapp

Diesen Namen führt im Unter-Elsass und in der Pfalz ein weihnachtlicher Kinderschreck, welcher im Gefolge des Christkinds mit Ketten oder Schellen rasselnd un vermummt oder mit Kohlen erschwärzt, eingerzicht und die bösen Kinder schlägt oder gar ihnen die Flugen ausbläst. Dieser schreckhafte Begleiter des Christkinds ist höchst wahrscheinlich mytholigisch zu erklären. Indess giebt es eine Sage, welche unseren Hanstrapp anders ableitet. Er soll nach dieser Sage identisch sein mit Hans von Dratt, jenem gewaltthätigen Ritter, welcher in der Geschichte durch seine endlosen Händel mit dem Stift und der Stadt Weissenburg bekannt ist. 1480 - 1505. Vom Pfalzgrafen Philipp mit dem Bärbelstein belehnt, befestigte er diese Burg auf das grossartigste und machte von hier aus das ganzige Lauterthal unsicher. Trithemuis, ein Zeitgenosse, nennt ihn einen Verrächter des Klerus und der Mönche, welcher weder Gott noch Menschen gefürchtet und durch satanische Künste die Zuneigung des Pfälzgrafen, seines Berge erworben habe. Der Reichsacht und dem Kirchenbann verfallen, starb er 1505 und wurde "gleichwie ein Esel auf freiem Felde begraben".
Sein Grabmal befindet sich in der Sankt-Anna Kapelle bie Schlettenbach im Lauterthal, weist aber nur noch Spuren der einstigen Schönheit auf. Die Kapelle selbst, von Hans v. Dratt erbaut, ist ein wahres Kleinod spätgothischer Baukunst, seit 1793 zerstört, ist sie jetzt eine Ruine, indess sol sie demnächst stylgerecht restauriert werden. Das Andenken an unseren Ritter ist in den annten Gegenden noch sehr lebendig allerdings sehr entstellet durch allerhand sagenhaltes Beiwerk.


*
Voici la veillée de Noël. La terre est couvert de neige et dans les arbres siffle la bise. Reunis autour de leurs parents, dans une chambre bien chaude, les enfant sont dans l'attente, le cœur partagé entre l'impatience de voir arriver le Christkindel et l'appréhension que leur cause le Hanstrapp. Tout à coup on entend le bruit d'une sonnette dans la rue. Tous ces petits coeurs battent. "Père, vas donc voir. N'est pas l'âne qui arrive?"
Puis on entend un bruit de chaines: cette fois plus de doute: c'est le Hanstrapp. L'émotion redouble. Enfin la porte s'ouvre et vetue de blanc, un voile sur la figure, apparaît le Christkindel suivie du Hanstrapp avec ses gros sabots, sa hotte sur le dos et sa chaine passée autour du corps... Le Christkindel interroge les enfants, s'informe de leur conduite. Inutile de chercher à le tromper, il sait tout, il connait les défauts de chacun. Le Hanstrapp est là pour emporter dans sa hotte les méchants: mais qu'ils promettent de se corriger et tout est pardonné. Puis se fait la distribution des joujoux et des bonbons que l'âne a apportés dans un panier ou qui sont suspendus à l'arbre de Noël.
Suivant une légende voici quelle serait l'orginie du Hanstrapp. Au XVe siècle, le château de Baerbelstein, situé sur la frontière septentrionale de l'Alsace, fut habité par un chevalier nommé Hans de Tratt qui se signala par ses violences et ses exactions. S'étant emparé des biens de l'abbaye de Wissembourg, il fut mis au ban de l'Empire et frappé d'excommunication. Depuis cette époque les parents, pour corriger les enfants, leur firent peur de Hans de Tratt qui à la longue, par une corruption de nom, serait devenu le Hanstrapp. Dans une chapelle en ruines, située dans la vallée de la Lauter, on voit encore la pierre tombale de ce chevalier, mais fort endommagée.

Aus den Elsässer Bilderbogen/Images alsaciennes n°11

vendredi 19 décembre 2008

L'alsacien, langue discriminatoire

Ce que nous rapporte Henri Scherb, président de l'association Heimetsproch un Tradition, est tout simplement édifiant! Non contents d'avoir bousillé totalement la langue naturelle des Alsaciens, c'est à dire l'allemand dialectal, 's Elsasserditsch et sa forme écrite, l'allemand, voilà que les Jacobins ont décidé, par l'entremise de la HALDE (haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité, basée à Paris et composée d'un gratin de parlementaires et haut-fonctionnaires nommés directement par le Président!), que le simple fait de souhaiter d'un candidat à l'embauche qu'il soit apte à s'exprimer en alsacien (bi uns ìm Elsàss!), est une discrimination, à l'égard d'autres candidats qui n'auraient pas cette capacité linguistique. Seules les langues nationales (allemand et français) seraient reconnues. Nos malheureux ancêtres, qui ont subit l'interdiction de s'exprimer dans leur propre langue (Sprachverbot) en 1940 puis en 1945, doivent se retourner dans leur tombe! L'alsacien, qui, en 2008, n'est pas au meilleur de sa forme, serait-il aux yeux de ces messieurs de la HALDE une sous-langue, un vulgaire patois sans avenir alors qu'à quelques dizaines de kilomètres, le Schweizerdeutsch est une langue de communication in-dis-pen-sable dont la maîtrise à assuré un emploi à des milliers de travailleurs-frontaliers du Sundgau? Pour ces champions autoproclamés de la "diversité", n'y a-t-il pas une formidable contradiction si ce n'est une volonté affichée de nuire et de casser le peu qu'il reste? Lorsqu'au nom de l'Egalité républicaine, on prive une population de sa langue historique, de sa culture, de son Histoire, n'y a-t-il pas là aussi discrimination? N'est-ce pas là une forme de racisme légal? Pire, il y a un mot tout trouvé, nous l'appelons ethnocide et nous nous étonnons chaque jour que la République ne soit condamnée pour ces faits inadmissibles et indignes de la "patrie des Droits de l'Homme". Jetzt langt's, Finger weg von unserer Sprache!
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Halte à trop de HALDE


Cela ressemble à une mauvaise blague. Mais pas du tout ! Le proverbe qui dit que « l´enfer est pavé de bonnes intentions » se vérifie une fois de plus ! A moins que...

Voilà, je vous explique le problème: madame H.Schneider de Guebwiller gère une affaire d´entretien de plantes et décorations florales et arbustives pour les entreprises, usine, bureaux et commerces.L'entreprise travaille en Alsace comme au Pays de Bade voisin d´où la nécessité d´être bilingue. Madame Schneider, en Juillet 2008, fait une offre d´emploi à l´ANPE (Àrweitsàmt) de Guebwiller : « cherche personne parlant français et dialecte alsacien souhaité! ». Refus de l'agence qui d´après la « loi anti-discrimination » dont l'Autorité gardienne est la HALDE - Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations et pour l'Egalité-, ne peut publier de demande qu'avec des langues nationales. Ce sera donc français-allemand, l'alsacien n´a pas voix au chapitre ! Il parait qu'il en est de même en Bretagne, en Corse...

J'ai téléphoné à un responsable de l´ANPE de Guebwiller, puis à la HALDE à Paris - 75009 - 11, rue Saint Georges. Une personne, qui ne peut donner à la rigueur que son prénom et ne veut pas connaître le mien, me répond que les conversations doivent être anonymes! Ce qui signifierait que rien ne serait vérifiable!? Cet "anonyme" me confirme la rigueur de la loi anti-discrimination avec interdiction des langues régionales... pour ne pas discriminer ! Voyons mais c´est bien sûr ! Alors, dans mon imagination débordante je vois surgir le spectre du « Jacobin sectaire» qui ne veut voir qu'une seule tête alignée et standardisée dans les rangs d'oignons des troupes supplétives provinciales.

Depuis le 21 juillet 2008, après de laborieuses péripéties, le Congrès a fait entrer dans l´article 75/1 de la Constitution l´appartenance des langues régionale « au patrimoine de la France ». Il est vrai que, habillés du « 75-parisien » nous sommes sous bonne garde ! Il faut se rendre à l'évidence : ceux qui ont pondu cette loi anti-discrimination n´étaient pas sans arrière-pensées... ! Il faut dire que ce nationalisme sectaire et borné nous aura empoisonné l´existence. Il nous prend d´une main ce qu'il fait semblant de donner de l'autre !

Cette loi prétend ainsi établir une distinction entre les "bonnes langues nationales"! et les autres; à interdire ou à éradiquer ? Nous fêtons le 60è anniversaire des « Droits de l´Homme », nous aimerions en voir la couleur ! Chez nous en France règne plutôt la Liberté conditionnelle, l'Egalité de façade et la Fraternité condescendante spécialement pour les langues régionales. Cette politique intolérante porte ses fruits, puisque rien que dans le Haut-Rhin plus de dix mille emplois ont été perdus en Suisse et en Allemagne, depuis l'an deux mille pour cause d´incompétence linguistique ! L'Education Nationale progresse dans la destruction des doubles cultures ! Quel gâchis et que de richesses perdues pour la France !

Revenons à notre demande d´emploi. Avec « l'Elsasserditsch » on est parfaitement compris en Suisse alémanique comme au Pays de Bade puisqu'on y parle le même dialecte alémanique rhénan. Faut-il avoir Bac + X, avec langue allemande renforcée, pour soigner les plantes alors que celui qui parle encore sa langue maternelle régionale n´a aucun problème de communication ou de compréhension. Pour parler et écrire en Hochdeutsch-allemand standard, il aura des complexes s´il ne l´a pas étudié ou pratiqué et ne posera pas sa candidature. Où est la promotion sociale ? Cette loi anti-discrimination doit être maniée avec discernement par la HALDE. Elle est sans doute nécessaire dans les recrutements pour la Fonction Publique mais elle crée des inégalités dans la vie quotidienne où les minorités régionales et leurs spécificités sont à respecter et à encourager en tant que "Patrimoine de la France". Alors seulement la Haute Autorité pourra « répondre aux besoins sans discriminer... être davantage à l´image de la population et assurer son rôle d´intégration et de promotion sociale *».

Le 3 décembre 2008 la Commission des Libertés du Parlement Européen souhaite promouvoir les langues régionales et/ou minoritaires et « estime que le droit de parler et d´être éduqué dans sa langue maternelle est l´un des droits fondamentaux les plus basiques ».

Henri SCHERB

Président de HEIMETSPROCH un TRÀDITION

lundi 15 décembre 2008

Auf heissem Sand, ein Schrei nach Freiheit

samedi 13 décembre 2008

Odile, patronne de l'Alsace


Odilia blind geboren war,
Ihr Vater der war ein jähzornig Mann;
Er liess sich ein
Fässlein binden, ja binden !
(altes elsässisches Volkslied)

*
-Cette enfant maladive doit être mise à mort. Oh la !... garde, je te charge de la faire disparaître, de la décapiter.

Cependant, la mère ayant gagné le cœur de l'homme d'armes, le nouveau-né fut épargné et confié d'abord à une nourrice de Scherwiller près de Sélestat. Peut-être l'emmena-t-elle ensuite au monastère de Palma (Baume-les-Dames) ... Mais un grimoire de ce couvent rappelle que la mère, Bereswinde elle-même, conduisit vers 662, sa fillette âgée de deux ans environ, à sa tante abbesse à Baume-les-Dames en Franche-Comté, à cent cinquante kilomètres au sud, dans cette vallée du Doubs aux défilés pittoresques et aux pentes herbeuses.

Les années passèrent et l'enfant grandit dans une douce quiétude, initiée aux choses saintes, à la contemplation et à la prière. Nul ne savait alors qu'elle n'avait pas été baptisée... Quand elle atteignit l'âge de treize ans, l'évêque Ehrhard de Bavière, son oncle, eut selon plusieurs chroniques, une vision lui enjoignant de se rendre à Baume.

-Tu trouveras dans ce prieuré une jeune fille gracieuse et pure dont les yeux ne connaissent pas la lumière du jour. Tu la baptiseras en lui donnant le nom d'Odile ou Otilia. Alors les écailles tomberont et sa vue s'éclairera...

La suite de la magnifique légende de Sainte Odile, patronne protectrice de l'Alsace et des aveugles, [ici] (tiré du livre "Légendes d'Alsace et de Franche-Comté" éditions ISTRA)

mercredi 10 décembre 2008

L'épuration ethnique en Alsace-Moselle dans l'immédiat après-guerre

Le collectif Unsri Heimet a pour objectif premier de mettre en lumière les passages occultés de notre Histoire par le pouvoir central parisien afin de sensibiliser nos compatriotes aux crimes (les bien-pensants et les ignorants parlent volontiers de maladresse) perpétrés au nom de l'unité et de l'indivisibilité de la France. Nous avons donc sélectionné aujourd'hui pour vous un extrait du livre "la Lorraine mosellane 1918-1946" dans lequel l'auteur, Joseph Rohr, fait voler en éclats les idées reçues sur l'Alsace-Moselle et révèle certaines méthodes utilisées par la République française, défenseuse devant l'Eternel des droits de l'Homme et donneuse de leçons de démocratie au reste du monde mais qui, au lendemain de la première guerre mondiale s'est livrée, sur son propre sol, à une épuration ethnique sans précédent. Au total, une centaine de milliers d'Alsaciens, sans distinction d'âge ou de sexe, ont été contraints de quitter l'Alsace-Moselle dans des conditions déplorables. Les planificateurs de ces actes odieux n'ont jamais été jugés. N'oublions pas qu'en 1940, les nazis, enivrés de l'idéologie jacobine, en feront de même avec les individus et les familles considérés (souvent à tord) comme francophiles... au lecteur de juger désormais ces faits.

*
Le premier contact entre la France et les provinces recouvrées a été marqué par un élan irrésistible vers la France mais bientôt après se produisit une réaction contre les tendances excessives d'unification, ce qui est connu sous le nom de "malaise alsacien-lorrain":

1) Un des premiers malentendus est né de la germanophonie en Alsace-Lorraine, les Français croyant dans leur grande majorité que celle-ci était une importation allemande postérieure à 1871. En fait, les parlers allemands en Alsace-Lorraine remontent à plus de quinze siècles. Plus ou moins bien compris par la population dans son ensemble avant 1871, le français n'était vraiment parlé que dans la bourgeoisie. Il n'y a eu importation linguistique allemande que dans les zones francophones des régions messine et vosgienne. Elle fut d'ailleurs nécessairement d'ordre scolaire et d'une efficacité très inégale.

2) Beaucoup de Lorrains ayant servi dans l'armée allemande pendant la guerre de 1914-1918 ne purent revenir qu'après l'armistice, lorsque les Français avaient déjà fait leur entrée. Ils furent reçus avec une animosité méfiante, comme des prisonniers ennemis, encadrés de troupes baïonnette au canon et dirigés vers une forteresse. Ce n'était sûrement pas leur faute d' avoir servi dans les rangs allemands...

3) L'idée d'une classification de la population d'Alsace-Lorraine avait été proposée par l'abbé Wetterlé à la conférence d'Alsace et de Lorraine qui prescrivit dès le 19 et 26 avril 1915 de subdiviser la population en 4 catégories : A - B - C - D. Dès l'entrée des troupes, les Mairies furent averties d'établir des cartes d'identité qui servaient en même temps de pièces de légitimation. La carte A fut délivrée d' office aux Alsaciens et Lorrains qui avaient eu la nationalité française avant 1870 ou à ceux dont les parents et grands-parents avaient été dans ce cas. Ils furent "réintégrés de plein droit".

Le traître calotin Emile Wetterlé

[L'ancêtre de l'abbé Wetterlé, Laurent Widelin, était immigré (p.11) d' Adelshausen (Allemagne). Son fils Jean Thomas, mort à Colmar le 29.1.1786, avait épousé à Wintzenheim (H.-Rh.), le 7.5.1742, Madeleine Blindin. Les enfants ont transformé leur nom Windelin en Wetterlé].

Reçurent la carte B ceux dont l'un des parents était de descendance étrangère.

La carte C fut délivrée à ceux dont les parents des deux côtés étaient nés dans un pays allié ou neutre.

Reçurent la carte D les étrangers originaires des pays ennemis (allemands, autrichiens, hongrois, etc.) et leurs enfants, même s'ils étaient nés en Lorraine.

D'après le recensement de 1920, la ville de Sarreguemines comptait 14 187 habitants, dont 7 7 14 personnes avaient été réintégrées de plein droit. (Communication de M. Charles Langguth, mairie de Sarreguemines). Ces cartes d'identité ont joué un grand rôle lors de l'échange de l'argent allemand et des élections et pour la circulation dans le pays.Les titulaires de la carte D et des indésirables durent quitter le pays. Ainsi, de décembre 1918 à octobre 1920, 100 000 Allemands, dont 14 000 fonctionnaires, les uns de gré, les autres de force, quittèrent le pays. Parmi les volontaires figura Mgr. Benzler, évêque de Metz, qui dut démissionner le 12 janvier 1919. Il avait reçu l'ordre de se présenter, le 27 avril 1919, à la gare centrale de Metz. Grâce à l'intervention de son successeur, le vicaire général de Metz, Pelt, cet ordre fut retiré et Mgr. Benzler put quitter, le 27 août, son diocèse par Sierck-Perl. Les vicaires généraux Pelt et Cordel et le Chanoine Collin l'accompagnèrent jusqu'à la frontière. Il est décédé le 16 avril 1921 à Lichtental, archevêque titulaire d' Attala; il fut enterré à l' abbaye bénédictine de Beuron. (Un prédécesseur de Mgr Benzler, Mgr Dupont des Loges, bien que né à Rennes le 11.11.1804, avait pu cependant continuer d'exercer ses fonctions d'évêque sous la domination allemande jusqu'à sa mort, survenue le 1 8 août 1886).
(p.12)

N.B. Les circonstances du départ de Mgr Benzler soulevèrent à Metz une émotion considérable, le prélat allemand ayant fait preuve d'une grande compréhension à l'égard de la population mosellane.

DOCUMENT ORDONNANT LE RAPATRIEMENT DE MGR. BENZLER
Commissariat de la République
Service spécial
des
Rapatriements p. l'Allemagne
N° 14bis

Benzler Willibrord, 66 ans - Sa soeur, 5 1 ans et Amann Ottmar, 51 ans. Rapatrié volontaire : M. Mgr. Willibrord Benzler, âgé de 66 ans , Profession : Evêque, Domicilié à Metz, 15 , Place Ste Clossine, est avisé que sa demande de rapatriement est acceptée. En conséquence, le Commissaire de la République lui donne l'ordre de se trouver le 27 août 1919 , à 9 1/2 heures du matin, à la gare centrale de Metz.Le rassemblement aura lieu dans la grande salle des PasPerdus de la gare.Chaque voyageur pourra emporter:

1 . Un maximum de 30 kg de bagages à main.
2. Deux jours de vivres.
3. Un maximum de 2000 M. par personne majeure et 500 M. par enfant, en billets de banque allemands.
Toute somme supérieure sera confisquée. Il est interdit d'emporter soit de l'or, soit de l'argent monnayés, soit des billets de banque français ou alliés, soit des lettres.

(p.13) Les personnes qui, pour une raison quelconque reconnue non valable, manqueraient le départ au jour fixé, se verront refuser ultérieurement toute autorisation. Chaque voyageur devra avoir pris son billet de chcmin de fer à la gare de Metz avant de se présenter au chef de convoi. Les guichets de la salle des Pas-Perdus délivreront les billets depuis l' avant-veille, jusqu' à l'heure de la convocation.

Metz, le 22 août 1919.
Pr. le Commissaire de la République
Le Chef de Service Spécial de Rapatriement.
Timbre : Le Commissaire de la République
rouge : Metz, Service spécial. Rapatriement,
Signature : (illisible). Visa du Contrôle sur le quai.

Cette convocation sera présentée à l'autorité militaire à l'arrivée à la gare de Metz (Salle des Pas-Perdus). (Elsass IV, p. 407).